Faut-il ou non shorter le Pétrole?

Cela fait maintenant plusieurs années que le Pétrole grimpe suite à une probable spéculation déraisonnable. La hausse s’est faite dans une indifférence quasi générale et cela n’a jusqu’ici pas affecté les Economies Mondiales. Cependant le prix du pétrole ($140 le baril) commence à susciter de sérieuses inquiétudes dans plusieurs pays avec des grêves, manifestations, voire émeutes. Et pas seulement dans les pays en voie de dévelopement ou émergents. Le prix du pétrole commence à inquiéter les gouvernements, institutions et fait la Une des médias…

Serait-donc le début de la fin? A savoir la fin de la hausse, de la spéculation… Souvent c’est lorsqu’on commence à en parler que c’est trop tard - Analyse Contrarienne. Serions en train de vivre un retournement à la baisse du prix pétrole? Fin de la spéculation mais quid de la demande mondiale? “Baisse” de la demande en Chine?

Bien trop tôt pour parler d’un éventuel retournement, d’autant plus que mon objectif n’est pas de prédire l’avenir mais de suivre la tendance. Techniquement, en weekly, les indicateurs et le chandelier weekly indiquent que la hausse pourrait laisser place à une baisse au moins à court terme. Simple correction ou retournement, seul l’avenir nous le dira.

 

L’Indice de la Baltique - Indicateur de Tendance du Commerce Mondial

Baltic Dry Index sur 15 ans

Le Baltic Dry Index (BDI) est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches.

Créé en 1998, cet indice est géré par la société britannique Baltic Exchange à Londres. Il est établi sur une moyenne des prix pratiqués sur 24 routes mondiales de transport en vrac de matières sèches tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales, etc.

L’indice est détaillé en plusieurs indices en fonction de la capacité des navires : indices Baltic Supramax, Panamax et Capesize. Ces indices sont basés sur les évaluations faites par plusieurs courtiers maritimes internationaux.

Cet indice a connu une volatilité très importante ces dernières années, passant de 1500 points en 2004 à plus de 11000 points début 2008. En effet le coût du fret maritime a subit des grandes variations liées à la demande de transport en Chine, la demande globale pour les matières premières, ainsi qu’une offre qui n’a pas su s’adapter à la demande. Le secteur du Transport Maritime est en règle général cyclique. Les taux de Frêt varient aussi beacoup en fonction des capacités de porte-conteneurs disponibles. Les cycles sont régulièrs, le temps pour les armateurs de commander et de mettre en service de nouveaux bateaux. Or ces dernières années les armateurs ont sous-évalué la croissance de la demande mondiale.

L’Indice de la Baltique est de plus en plus reconnu comme un bon indicateur de croissance/récession future. Pour preuve, il est maintenant disponible auprès des informations financières majeures des services de données et d’informations que proposent Thomson Financial, Reuters et Bloomberg.

Ressources (en anglais):
http://www.dryships.com/index.cfm?get=report
http://www.investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm
http://www.drybulkindex.com/

Articles
The best economic indicator you’ve never heard of
Baltic Dry Freight Index Indicates Impending Recession
Drybulk index posts largest-ever 1 day drop

Graph BALTIC DRY INDEX
http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=BDIY:IND
http://stockcharts.com/charts/gallery.html?$BDI
http://www.findata.co.nz/Markets/Quote.aspx?e=INDEX&s=BDI

 Baltic Dry en Weely au 13 Juin 2008

Erreurs à ne pas faire en Bourse

Erreur n°1 : Ne pas se fixer d’objectifs de vente
Afin de diminuer l’impact psychologique de vos décisions lors de la revente de vos actions, il est nécessaire de vous fixer des objectifs de vente aussi bien en moins-values qu’en plus-values. Ces objectifs pourront être modifiés le cas échéant.

Erreur n°2 : Céder à l’euphorie ou à la panique
La bourse est affaire de sang froid. N’investissez pas dans un titre sous prétexte qu’il monte. L’été 1998 a été marqué par un afflux d’ordres sur le Nouveau Marché à cause des contrats DSK. Des valeurs oubliées grimpaient de plusieurs dizaines de % par jour. Une fois le soufflet retombé, le cours de ces valeurs s’est effondré. De la même façon, les valeurs de la Nouvelle Economie ont réussi un parcours boursier sans précédent dans les premiers mois de 2000. Mais les excès ont été corrigés par d’autres excès. Il ne faut pas oublier non plus que les professionnels auront plutôt tendance à revendre pendant les périodes de fortes hausses.

Erreur n°3 : Se croire doté d’un pouvoir surnaturel
Il vous arrivera à un moment ou un autre d’avoir une chance hors du commun. Vos dix - quinze ou même vingt dernières opérations ont été couronnées de succès dans un espace très court. Plus cet état de grâce arrivera vite, plus rapide sera la chute. A chaque nouveau coup gagnant, vous aurez tendance à augmenter le montant de vos positions et par là-même votre risque. Il faut savoir qu’un trader débutant ou confirmé ne peut avoir raison à 100 %. L’essentiel est de savoir déboucler sa position lorsque l’on a pris conscience d’avoir tort.

Erreur n°4 : Perdre la valeur de l’argent
Il peut arriver dans certains cas précis que vous perdiez momentanément la valeur de l’argent. Cette situation est dangereuse car elle vous conduit à prendre des risques de plus en plus grands avec généralement des rentabilités qui ne sont pas toujours au rendez-vous.

Erreur n°5 : Ne pas s’arrêter en cas de pertes récurrentes
Si pendant une période de temps plus ou moins longue, vous allez constamment à l’encontre du marché. Si quelle que soit la décision que vous prenez, elle est contraire au marché. Prenez du recul. Arrêtez pendant quelques temps, soit totalement soit en simulant des ordres de trading soit en diminuant considérablement vos positions.

Erreur n°6 : Suivre les conseils
C’est sûrement le point le plus dur à suivre. En tant qu’investisseur potentiel, vous recevrez des centaines de conseils de toute part (journaux financiers, sites Internet, conseillers financiers…). Vous aurez tendance à suivre celui qui provient de la source d’informations la plus sure. Un conseil (encore un) : ne suivez un conseil que s’il s’agit d’un conseil que vous approuvez totalement reposant sur des éléments factuels, et non pas seulement d’une simple impression. Combien de personnes ont perdu en suivant le célèbre : “Achète X, ca va monter !”.

Erreur n°7 : Ne pas couper ses pertes
En cas de baisse d’une action, vous devrez vous poser à un moment la question qui est de savoir si vous devez vendre maintenant avec une perte ou bien attendre une remontée. C’est le moment où la différence entre les traders professionnels et les débutants se verra le plus.
Selon Thierry Béchu, il existe en Bourse quatre possibilités de gains ou pertes après l’achat d’un titre. Vous pouvez gagner beaucoup, gagner peu, perdre peu ou perdre beaucoup. Sur le long terme, les petits gains et les petites pertes se compenseront. Il vous suffira de couper vos grandes pertes (supprimer les fortes moins-values en vendant vos titres avant) pour avoir une rentabilité supérieure au marché.
Ce raisonnement a l’air simpliste mais terriblement exact. Il suffit pour le vérifier d’étudier un historique de mouvements d’un portefeuille, et d’y appliquer un prix de vente arbitraire. La rentabilité de votre portefeuille devrait en être fortement améliorée, et ce sans une trop grande dépense d’énergie.

Erreur n°8 : Moyenner à la baisse
Certains vous diront que moyenner à la baisse (acheter davantage d’actions d’un titre qui a beaucoup baissé pour faire baisser votre prix de revient) leur a permis de gagner beaucoup d’argent. C’est possible même probable. Mais en ce faisant vous augmentez considérablement votre exposition au risque sur un seul titre, qui de plus est vraisemblablement sur une tendance baissière. La moyenne à la hausse serait plus appropriée. Il suffit soit de prendre vos pertes soit de diminuer votre position en prenant partiellement vos plus-values. Par-là même, vous augmentez votre prix de revient, d’où cette moyenne à la hausse.

Erreur n°9 : Investir en bourse sur deux mois avec de l’argent destiné à l’achat d’un appartement
Vous ne vous appelez pas Vincent Bolloré. Seul Vincent Bolloré est capable d’investir [avec succès] en bourse pour éviter de placer sur des SICAV de trésorerie. Vous ne pouvez risquer l’argent de toute une vie sur la volonté de gagner un peu plus. Il faut savoir rester humble. La bourse pour le court terme n’est pas fait pour de l’argent dont on a besoin, mais pour de l’argent que l’on est prêt à perdre. N’investissez que ce que vous pouvez perdre !

Erreur n°10 : Partir en vacances en Août
Combien d’investisseurs sont rentrés de leurs vacances en constatant une chute conséquente de leurs portefeuilles ? Certains, qui étaient vendeurs de puts sur CAC, ont même vu leurs positions débouclées. Si vous partez en vacances, assurez-vous que toutes vos positions à risque sont couvertes.

Erreur n°11 : Prendre des positions surdimensionnées par rapport au marché
Cela peut vous paraître illusoire. Mais c’est assez rapide. Il est possible sur certains titres d’avoir une position telle qu’il vous faudra plusieurs jours pour liquider votre position, sortir du marché. C’était le cas du marché Hors Côte, mais aussi du marché à Règlement Mensuel Etranger où il n’est pas rare d’absorber toute la demande sur un seul titre, avec moins de 10.000 Euros.

Erreur n°12 : Utiliser le levier 5 sur le SRD
Il est effectivement très tentant d’utiliser le levier 5 avec le SRD et ainsi de multiplier ses gains par 5… ses gains mais aussi ses pertes. Un débutant aura vraisemblablement rarement la présence d’esprit de couper ses pertes, et cette situation est dramatique en levier 5. Le levier 5 ne doit être utilisé que de façon très ponctuelle et si vous avez la possibilité de couvrir vos positions.

Erreur n°13 : Revendre rapidement après une introduction
Cette période est malheureusement révolue. Celle où il était possible de souscrire une forte quantité de titres lors d’une introduction en espérant n’en avoir qu’une faible part, et en les revendant aussitôt. 2/3 des introductions en 1998 ont un cours inférieur à leur prix d’offre. Beaucoup de souscripteurs se sont ainsi retrouvés collés avec du papier de mauvaise qualité sans le savoir. Ne participer qu’aux introductions de sociétés qui vous paraissent profitables.

Erreur n°14 : Penser que le marché a tort
L’important n’est pas de savoir si vous avez raison ou tort, l’important est d’être dans le même sens que le marché. Si vous avez raison mais que le marché ne le découvre que 6 mois plus tard, quel était l’intérêt d’avoir raison ? Autant avoir tort, vous auriez pu placer votre argent pendant 6 mois.

Erreur n°15 : Annoncer ses plus-values à qui veut l’entendre
Il est toujours plaisant d’annoncer à quelqu’un que vous avez gagné en une journée boursière autant qu’un salarié sur tout un mois. Ce n’est pas la question sociologique ou humaniste qui pose problème ici. Mais serez-vous aussi expressif sur vos pertes ? Si vous ne supportez pas de réaliser des moins-values, n’annoncez pas vos plus-values.

Erreur n°16 : Suivre la bourse en temps réel alors que votre investissement est à long terme
Sur court terme, la bourse fluctue de déclarations en rumeurs. Il est inutile de suivre votre portefeuille quotidiennement si vous avez décidé d’investir sur le long terme. La consultation hebdomadaire est bien suffisante, et peut même sembler superflue pour bien des investisseurs confirmés tels Warren Buffet.

Erreur n°17 : Se prendre au jeu
La bourse n’est qu’un moyen de placements comme les autres. Ne laissez pas la bourse prendre le pas sur votre vie privée ou sur votre travail. Des positions mal assumées pourraient avoir une mauvaise influence sur votre comportement, et votre capacité à réagir aux fluctuations de marché en serait grandement affaiblie. Il est essentiel de garder son sang froid et de dissocier la bourse de tout le reste.

Erreur n°18 : Acheter des actions en ne connaissant rien à la bourse
Le meilleur moyen d’apprendre est bien sûr la pratique. Mais si vous êtes sur ce site, c’est que vous voulez en savoir un peu plus avant d’agir sur les marchés. C’est la meilleure des choses à faire. Combien d’investisseurs ont décidé de placer leur épargne en bourse sans connaître le moindre mécanisme boursier en se fiant à de simples publicités tapageuses ?

Erreur n°19 : Acheter un titre parce qu’il a beaucoup baissé
Pourquoi pas ? Vous devrez vous poser une seule question : pourquoi a t-il autant baissé ? Les marchés peuvent être inefficients sur courte période mais sur longue période, le marché a souvent raison. C’est ici que l’on apprend que la somme des individualités peut aller en sens contraire du marché.
En début d’année 2000, l’introduction d’une valeur de la Nouvelle Economie a été un véritable échec avec une baisse de plus de 20% pour le 1er jour de cotation. Pourtant la demande avait été sursouscrite plus de 10 fois. Quelques jours plus tard, des recommandations négatives sur la valeur faisaient leur apparition. Le marché avait prévu ces changements de recommandations, pas la plupart des opérateurs.

Erreur n°20 : Oublier ces règles !
Tout au long de votre expérience boursière, vous vous forgerez de nouvelles règles. Il ne suffit pas d’appliquer les règles ci dessous, mais de les appliquer en fonction de votre comportement d’investisseur. Mais une chose est sure, une fois que vous vous êtes fixé une règle, ne la transgressez pas au risque de voir un jour toutes les autres règles transgressées.

Pétrole - Délires Spéculatifs

J’avais déjà utilisé ce titre sur un article de mon ancien blog, en 2005 [lien]. Le baril était à l’époque à $62 le baril et on se demandait déjà quelles seraient les conséquences pour l’Economie Mondiale… en 2004 déjà, un Economiste disait que si le baril atteignait les $70 le baril, ce serait “un choc réellement catastrophique qui entrainerait une crise.

 

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Aujourd’hui le baril frôle les $100 le baril. On ne se pose même plus la question de savoir si c’est un problème d’offre versus demande. Personne ne sachant exactement quelles seront les capacités pour les décennies à venir. Les cartels mafieux du Pétrole profitent donc à fond du fait qu’il n’existe aucun organisme indépendant pouvant réguler ou tenter de canaliser la spéculation actuelle (qui a commencé il y a au moins 3 ans). Aucun chiffre fiable, on lit de tout et son contraire; impossible de s’y retrouver donc.

Qui tirent les ficelles? Les pays producteurs certainement… Une minorité prend donc le risque de mettre l’Ecnomie Mondiale en péril. Je ne veux pas sombrer dans le misérabilisme cataclysmique mais jusqu’ici les marchés semblent avoir absorbés la hausse du Pétrole sans broncher. Cela ne peut pas durer éternellement.

Dans de nombreux pays, l’inflation se fait de plus en plus visible; notamment dans les pays emergents. Car les seuls à vraiment payer le prix de cette hausse sont les consommateurs, en bout de chaine. Entre les producteurs et les consommateurs, une série d’intermédiaires qui ne font que répercuter cette hausse.

Lien pour suivre le graph daily/weekly du crude oil

Les Baissiers Sortent de leur Tanière

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Alors que les marchés financiers tremblent depuis quelques semaines, les baissiers (bearishs), plutôt silencieux depuis 2003-2004, commencent à sortir de leur retraite forcée. Ci-dessous un article d’un auteur plutôt inquiet de la situation avec de sombres perspectives. A la fois attentif aux cycles de Kondratieff mais aussi très critique vis à vis des performances de Robert Prechter. En le lisant on peut certes y trouver de nombreux sujets d’inquiétudes. Mais ces inquiétudes sont récurrentes depuis des années. Et vouloir prédire l’avenir alors que les marchés sont irrationnels me parait très dangereux. Je remarque au passage que les analystes type “baissiers” ont très souvent des scénarios catastrophes, type fin du monde. Alors qu’aucun auteur “haussier” ne voit les arbres monter jusqu’au ciel. J’observe tout cela avec intérêt, amusement, mais aussi en prenant soin de ne pas m’enfermer dans une seule logique. Il ne s’agit pas pour moi de faire des prédictions, mais de suivre la tendance.

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Cycles of History, Boom and Bust

by J. R. Nyquist

Weekly Column Published: 11.09.2007

Many things are cyclical. That is to say, they occur again and again like clockwork, on the striking of an hour or the passage of a certain day. Winter recurs annually. The menstrual cycle corresponds to the phases of the moon. The life cycle of every living creature involves birth, growth, maturity, old age and death. On average, dogs live so many years and human beings live so many more. The cyclical course of nature itself is inescapable. Our clocks are based on the continuous motion of the earth as it rotates. Our calendars and seasons are based on the path of the earth around the sun. No wonder, then, it has been the tendency of political philosophy to describe politics and economics as cyclical, according to given seasons. The ancients saw a cycle of political revolutions emerging from the simple forms of the state. The moderns see a certain correspondence between the rise and fall of Rome and the rise and fall of America or “the West.” There is, as we all know, something called the “business cycle.”

It has been claimed that history itself is cyclical. The German writer Oswald Spengler claimed that each civilization passes through definite stages. Such theories are not viewed today as scientific. Social phenomena are considered too complex for such analogies to be useful. But as there are small cycles, there must be larger cycles. How could there not be? Brilliant men and scholars have believed in regular economic “supercycles.” Joseph Schumpeter suggested the correctness of Kondratiev wave phenomenon (or “grand supercycles”) in which a disastrous economic downturn would follow every 50 to 60 years.

As noted above, such theories are not “scientific,” but rely on the fact that all phenomena appear to follow a cyclical pattern – whether regular or irregular.

Not adhering to the Kondratieff pattern, the United States did not suffer a second Great Depression in the 1980s. But still, there were those who believed the 1990s would see an economic downturn according to the Elliott Wave Principle. It was Robert Prechter, Jr. who believed in a wave pattern similar to that described by Nikolai Kondratiev. Curious as it may seem, Prechter was not an economist but a psychologist. He has repeatedly stated that mass psychology is the key to economics.

While the Elliott Wave Principle is far from scientific, and anyone adhering to Prechter’s market predictions would have had a 15-year annualized return of negative 25.4 percent (according to the Hulbert Financial Digest), Prechter’s dark predictions of impending economic catastrophe possesses metaphorical elegance. As gold approaches $900 an ounce and oil approaches $100 a barrel, we are reminded that grand economic supercycles are very possible indeed.

In 1995 Prechter predicted the coming of a debt-credit contraction. On page 278 of his book, At the Crest of the Tidal Wave, he wrote: “If there is one fundamental event that will result from a major bear market in social mood, it is the collapse in the bloated debt structure, a devastating event that not one citizen in ten thousand knows is coming. All this debt will have to be liquidated, and the process is unlikely to be serene.”

According to Prechter, the bursting of the credit bubble and the liquidation of debt would lead directly to deflation. “In the deflation of the 1930s,” noted Prechter, “stocks, real estate and commodities fell 90% in value, and questionable bonds fell 20% to 50%. Many stocks went to zero, and the companies were never heard from again.” The motor for the downward “spiral” of the economy, says Prechter, will be psychological. It will involve a shift from mass optimism to mass pessimism. “Booms last longer,” wrote Prechter, “because optimism is fed by slowly rising emotions involving hope and greed,which, because they are tempered by caution, can reach maximum intensity only over a long period….” Economic busts, however, can be sudden and fast-paced because “pessimism is fed by fast-flaming emotions such as fear and anger, which can be realized in a flash of destructive action.”

According to Prechter, the final bust experienced by modern capitalism will the greatest of all. Prechter quotes the late A. Hamilton Bolton, who wrote: “In reading a history of major depressions in the U.S. from 1830 on, I was impressed with the following: (a) All were set off by deflation of excess credit. This was the factor in common.” This observation puts things into perspective, as the United States has witnessed the greatest credit inflation in history and must now experience a corresponding credit deflation. As Prechter noted, “Major deflations are … extremely destructive, and the next one should be no exception. That we are in the midst (and apparently near the end) of the greatest debt buildup in world history suggests that the resulting deflation and depression will be correspondingly severe.” According to Prechter, it will be the greatest depression in over two centuries.

Even if Elliott Wave Theory is mistaken and unscientific, the cycle of boom and bust is real enough. It is not pessimistic to say that the United States will eventually experience another Great Depression. It is realistic to make such a statement. But are we currently approaching the decisive psychological turning-point between optimism and pessimism? If it doesn’t come at the end of 2007 it will come, nonetheless, in 2008 or 2009. The world economy cannot expand indefinitely. There will be another Great Depression. And this revelation has military-political significance for Americans. It has national-survival significance.

When the economic situation changes, when peak oil has its say, when the Middle East crisis cannot be solved, when American politics reduces to a sharp ideological division, when the real estate bubble continues to burst, what will happen? What will the Russians and Chinese do? For thousands of years the world was about war and dominance, the power of oligarchies and the exploitation of peasants. Does anyone believe that the world cannot revert back? Does anyone think that the fall of modern capitalism will result in any other outcome?

Well, of course, we are yet surrounded by militant optimists who insist that realism is pessimism. All the same, life and history follow certain cycles. This much is undeniable.

La Finance Comportementale ou la Psychologie de l’Investisseur

Investir ne relève pas d’une décision purement rationnelle, basée sur la seule analyse des fondamentaux que sont les taux, les bénéfices ou l’évolution du marché. Les analystes sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à admettre l’influence de facteurs irrationnels, comme l’excès de confiance, le mimétisme, les erreurs de perception,  sur la formation des cours de bourse. Autant d’irrationalités qu’étudie la Finance comportementale.

En avril 1997, le Financial Times organisait un concours. Il s’agissait d’un simple jeu de chiffres. Les lecteurs devaient choisir un chiffre compris entre 0 et 100. Le gagnant était celui dont le chiffre se rapprochait le plus d’un chiffre égal à deux tiers de la moyenne des chiffres choisis. Un exemple: supposons que cinq participants choisissent respectivement les chiffres 10, 20, 30, 40 et 50. La moyenne est 30. Deux tiers de 30 égale 20. Le participant qui a choisi le chiffre 20 a donc gagné. Si vous raisonez logiquement, vous partirez du principe que la moyenne de cent chiffres choisis au hasard entre 0 et 100, est 50. Et que deux tiers de 50, c’est 33. Mais est-ce cela que vous allez répondre? Non, parce que vous vous direz que les autres participants auront fait le même calcul, avec le même résultat.

Donc, vous choisirez 22, c.-à-d. deux tiers de 33. Mais les autres feront la même déduction… ce qui nous amène à 15. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous arriviez à 1 comme meilleur choix. Du moins dans l’hypothèse où tout le monde raisonne de la même manière. Ce qui ne semble pas être le cas dans un groupe moyen (même s’il s’agit de lecteurs du Financial Times): le chiffre gagnant s’avéra en effet être le 13!

ERREUR RATIONNELLE. Ce petit jeu illustre assez bien la réalité du marché,estiment les défenseurs de la théorie comportementale. Comme tous les investisseurs n’ont pas la même logique, les cours de bourse sont, en pratique, différents de ceux que produirait, en théorie, un processus décisionnel exact. Que vous soyez investisseur ou analyste, voilà une réalité dont il vaut mieux tenir compte.

Pour lire la suite, télecharger ce document (pdf): La Finance Comportementale

Du Ridicule de nos plus Eminents Economistes

Ci-dessous un article publié par Courrier International fin 2004, rédigé par Robin Bew, Economiste en chef de l’Economist Intelligence Unit. Sans aucun doute quelqu’un de charmant. Mais quand on relit cet article on ne peut pas s’empêcher de sourire à posteriori…

  1. Il n’y a eu aucun ralentissement en 2005, mais plutôt une accélération. La Bourse de Paris a cloturé l’année 2005 en hausse de 23% !!!!

  2. Les Economies Emergentes d’Asie se portent très bien

  3. La conclusion de l’article “sauf si se produisait un choc réellement catastrophique (le pétrole à 70 dollars le baril, par exemple, ou un plongeon soudain du dollar” fait vraiment sourire, voir rire. En effet à l’heure de la rédaction de cet article, le pétrole est à environ 95 dollars le baril et les dollar est au plus bas face à l’Euro… Malgré ces 2 évènements plus que catastrophiques, l’Economie Mondiale se porte toujours à peu près bien.

  4. “la tendance sera indéniablement à la baisse” [pour 2005]… +23% pour le CAC40

Depuis cet article, les éléments d’inquiétudes persistent et certains sont devenus réalité (Crise de l’Immobilier + Crédit + Subprime aux USA). Les marchés financiers reviennent tout juste de plus hauts historiques et on commence à reparler de crise et de marchés baissiers. Il est toujours dangereux de s’amuser à prédire l’Avenir. Merci à M. Robin Bew.

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Le Monde en 2005: Attention, ralentissement économique en vue
Baisse de la demande aux Etats-Unis, tassement de l’expansion chinoise.
L’économie mondiale sera moins dynamique.

Source : Courrier International

Cela n’est peut-être pas évident pour tout le monde, mais l’économie mondiale est en plein boom. Depuis les sombres jours de 2001, où la majeure partie de la planète était plongée dans le marasme économique, la conjoncture s’est sensiblement améliorée. En 2004, le PIB mondial a progressé de 5 % environ, la plus forte croissance enregistrée depuis vingt ans. Le spectre de la récession s’éloignant, les réductions de coûts sont moins d’actualité, les ventes repartent et les entreprises se lancent dans des projets ambitieux dans des pays comme le Vietnam ou la Roumanie.

Cependant, la fête est bientôt finie.

Selon toute probabilité, 2004 aura été le point culminant de la période d’expansion économique. En 2005, la croissance mondiale devrait être de 4%, un chiffre encore raisonnable mais en baisse. Par conséquent, l’humeur des conseils d’administration, dans les mois à venir, va progressivement passer d’un bel optimisme à l’inquiétude face au manque de dynamisme de l’économie, puis à la nervosité devant l’aggravation des risques. Enfin, les dirigeants finiront par se rendre à l’évidence et par reconnaître la nécessité de s’adapter au ralentissement.

A première vue, la reprise de ces dernières années a eu des causes extraordinairement diverses. Mais après un examen approfondi, on s’aperçoit que seuls trois facteurs ont réellement influencé la croissance mondiale : la forte demande américaine, le boom de l’économie chinoise et l’argent bon marché. Et sur ces trois points, la donne commence à changer.

Prenons d’abord les Etats-Unis. La forte demande américaine a dopé la croissance mondiale ces dernières années. Elle est elle-même due en grande partie à l’extrême assouplissement des politiques budgétaire et monétaire menées respectivement par George W. Bush et Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine. Mais il ne faut pas s’attendre à un nouveau coup de pouce de ce genre en 2005. Le déficit budgétaire des Etats-Unis, qui ne cesse de se creuser, exclut pratiquement de nouvelles réductions d’impôts ou un autre bond des dépenses publiques. Quant à la Réserve fédérale, elle est décidée à ramener les taux d’intérêt à un niveau plus normal. Aussi les ménages et les entreprises devront-ils mettre plus d’argent de côté chaque mois pour payer les intérêts de leurs dettes - dettes qui, dans le cas des particuliers, atteignent des niveaux record. La consommation aux Etats-Unis en subira inévitablement le contrecoup. Pour couronner le tout, le relèvement des taux d’intérêt aura des répercussions sur le marché immobilier. Depuis quelques années, les ménages satisfont leurs folles envies de dépenses grâce aux liquidités tirées de l’augmentation exagérée de la valeur de leur patrimoine immobilier. Ils ne le pourront plus, une fois les taux d’intérêt repartis à la hausse et les prix des logements à la baisse. Et si les prix de l’immobilier chutent - ce qui paraît probable dans certaines villes, les conséquences économiques seront graves, les consommateurs en venant à regarder leur endettement sous une autre perspective, plus inquiétante. Les faiblesses de l’économie américaine - endettement massif, surévaluation de l’immobilier, désintérêt pour l’épargne, occultées un temps grâce à l’expansion favorisée par le tandem Bush-Greenspan, deviendront par trop visibles en 2005.

Les capitaux risquent de fuir les pays émergents

La fin progressive d’un incroyable laxisme monétaire fera sentir ses effets bien au-delà des Etats-Unis. Elle aura également des conséquences sur les liquidités internationales. Lorsque les taux d’intérêt sont bas aux Etats-Unis, les capitaux des pays développés, en quête de rendements élevés, affluent vers les marchés émergents. Mais au fur et à mesure du renchérissement du loyer de l’argent aux Etats-Unis, les capitaux feront le chemin inverse en 2005, les marchés émergents les verront probablement partir, les investisseurs étant attirés par les meilleurs rendements des actifs en dollars.

En Chine, la croissance effrénée de ces dernières années devrait s’essouffler. Le gouvernement craint que, s’il ne la gère pas avec prudence, elle ne s’arrête brutalement. Dans de nombreux secteurs - notamment ceux considérés comme les plus porteurs par les investisseurs occidentaux, les signes de surcapacité et de baisse des marges se multiplient. Peu fiable, le système bancaire chinois ne semble pas capable d’évaluer correctement les risques liés au crédit. Les provinces, qui tiennent toujours à avoir chacune leur propre usine de construction automobile ou leur propre aciérie, continuent de tout faire pour attirer les investissements, sans trop se soucier de leur rentabilité. La politique gouvernementale est claire : les provinces sont priées de geler les autorisations d’investissement, et les banques d’octroyer les prêts avec plus de retenue. Même si, comme cela semble probable, l’atterrissage brutal tant redouté ne se produit pas, les efforts du gouvernement en vue de freiner les investissements dans certains secteurs affecteront inévitablement le reste de l’économie chinoise.

Le ralentissement économique chez ces deux géants touchera toutes les régions du monde.

Le Japon, qui reste la deuxième puissance économique mondiale, affiche des performances spectaculaires depuis un an. Mais sa croissance dépend fortement de ses exportations vers la Chine et les Etats-Unis. Les économies émergentes d’Asie, traditionnellement florissantes en période de progression rapide des échanges mondiaux, devront s’habituer à un effritement de la demande mondiale. L’Amérique latine, qui compte sur les capitaux étrangers pour reconduire un lourd endettement, devra supporter des coûts d’emprunt plus élevés. Seuls l’Europe occidentale et le Moyen-Orient verront leurs perspectives de croissance en 2005 égaler celles de 2004. Au Moyen-Orient, la raison tient au fait que les revenus pétroliers empliront les caisses des Etats et favoriseront les investissements. Mais en Europe occidentale, l’absence de ralentissement en 2005 ne fera que souligner la mollesse de la reprise de 2004 par rapport à celle d’autres régions du monde.

Il est important de replacer tous ces événements dans leur contexte. C’est un ralentissement qui se profile à l’horizon, pas une crise - sauf si se produisait un choc réellement catastrophique (le pétrole à 70 dollars le baril, par exemple, ou un plongeon soudain du dollar). De fait, l’année 2005 devrait ne pas s’avérer trop dure pour la croissance mondiale, par rapport à ces dix dernières années. Mais l’expansion sera bien plus faible qu’en 2004, et la tendance sera indéniablement à la baisse.

Robin Bew, Economiste en chef de l’Economist Intelligence Unit.

The Economist

Définition et Objet de l’Analyse Technique

J’ai trouvé la définition suivante, largement répandue et acceptée. Cependant, je ne suis pas d’accord avec cette définition.

“L’analyse technique est l’étude de l’évolution d’un marché, principalement sur la base de graphiques, dans le but de prévoir les futures tendances.” John J. Murphy

L’analyse technique est donc une méthode d’analyse et de prévision boursière basée sur l’étude de graphiques d’historique de cours.

Permettant de modéliser la psychologie, composante essentielle des marchés, l’analyse technique se propose de mettre en avant des tendances, d’apprécier les risques de retournement d’une tendance identifiée, de déceler des figures typiques récurrentes permettant à l’investisseur d’anticiper l’orientation des marchés et de déterminer le meilleur moment pour prendre position.

Il est à noter que ce mode d’analyse est essentiel pour celui qui souhaite approcher les marchés dérivés (options & futures), beaucoup plus volatiles et fortement soumis à la contrainte de timing.

Pour moi l’Analyse Technique ne sert pas à prédire l’Avenir. L’environnement est chaotique et il y a une grande part d’irrationnel dans les marchés. Comment prédire l’avenir dans ces conditions? Certes les intervenants ont une tendance au comportement moutonier [effet de troupeau!] et on pourrait pas certains cotés prévoir les réactions des intervenants. Mais pas de quoi faire des prévisions fiables ou des modèles de comportement des marchés. L’Analyse Technique est pour moi un outil qui permet de mettre en place des scénarios qui se valideront ou s’invalideront. Lapalissade me direz-vous… Certaines figurent chartistes se répètent et dans ce cas on pourrait parler de “prévision” de tendance. Mais encore une fois, rien n’est écrit. Une figure détectée et validée peut parfaitement ne pas donner les résulats escomptés. La figure seule ne vaut rien ou pas grand chose. Il convient de regarder la tendance de fond, le secteur, la valeur etc…

 Bref, l’Analyse Technique seule ne vaut pas grand chose.

Les Théories Chartistes

Théorie de DOW

Journaliste financier, Charles Dow crée en 1882 la “Dow Jones & Company” qui deviendra au 20e siècle une des plus grosses sociétés d’informations financières. Pour vérifier ses hypothèses de marché, Dow crée un indice de valeurs en 1884 constitué de 11 sociétés de transports. Puis deux ans plus tard, c’est un indice de valeurs industrielles qui verra le jour…

  • Les règles  résumant le comportement des marchés :
    Le prix reflète tout et à tout moment (surtout à long terme en raison des risques de manipulation).

  • Il existe trois type de tendance : primaire (une ou plusieurs années), secondaire (quelques mois), mineure (quelques semaines).

  • Un marché haussier se fait en 3 phases : phase d’accumulation/phase de soutien des cours/phase d’accélération et de sur-réaction excessive (bulle).

  • Un marché baissier n’est pas symétrique au marché haussier : phase de distribution/phase de baisse progressive/phase d’accélération, voire de ventes paniques (krach).

  • Importance de la confirmation des moyennes mobiles.

  • Le volume doit accompagner la tendance.

  • La clôture est la meilleure référence de prix de la journée.

  • Une tendance est considérée comme intacte tant qu’un signal de retournement clair ne soit apparu.
     

Les Vagues d’ELLIOTT

Théorie qui repose sur le principe que les marchés (notamment de taux et d’indices) évoluent selon des cycles.
Elliott base sa théorie sur le concept de tendance. La hausse et la baisse d’un marché vont  ainsi se décomposer en vagues distinctes, reflétant des états psychologiques de masse particuliers.
La règle de base étant qu’un mouvement majeur se déroule en 5 vagues (3 d’impulsions entrecoupées de 2 de corrections), et que la correction de ce mouvement majeur s’effectue en 3 vagues (2 d’impulsions entrecoupées de 1 de correction).
A noter que la décomposition du marché en vagues permet d’approcher les notions de durée et d’amplitudes. Pour déterminer ces objectifs, les ratios de Fibonacci sont couramment utilisés ( 61,8%, 50%  et 31,8 %).

Ecrite à partir des années 1930, la Théorie d’Elliott est certainement l’une des approches de marché des plus intéressantes. Les concepts développés par Elliott sont les suivants :

  • L’idée fondamentale est que les oscillations des marchés financiers reflètent une somme de réactions psychologiques individuelles (”masse des opérateurs” ou inconscient collectif).

  • Ce ne sont pas les évènements qui déterminent les prix mais les réactions des individus à ces évènements.

  • Des configurations de marchés spécifiques se reproduisent de façon récurrente temps/durée) mais aussi en amplitude (Fibonacci) et à différentes échelles de temps. Sur ce dernier point, il faut souligner le travail d’observation phénoménal d’Elliott qui de nombreuses années avant les travaux de B.Mandelbrot (mathématicien) a ébauché le concept de fractalité des marchés.

  • Les prix n’évoluent pas au hasard mais selon un “programme”. On rejoint ici le concept de chaos déterministe (cf Les 2 règles fondamentales du marché)

Elliott propose ainsi une vision globale des marchés. Malgré l’aspect quasi-philosophique de cette approche, les travaux d’Elliott ont récemment trouvé un écho auprès de la communauté scientifique. Les études de B.Mandelbrot depuis les années 1960 montrent en effet que le chaos règne et que les fractales sont partout dans la nature. Les marchés financiers se comportent comme un modèle multi-fractal où l’incertitude et l’imprévisibilité sont des éléments essentiels. Les vagues d’Elliott sont peut-être la signature d’une structure sous-jacente au marchés financiers.

Les Grands Principes de l’Analyse Technique

Le marché (le prix) prend tout en compte. L’analyse technique fait en théorie abstraction de toute considération économique fondamentale, en partant de l’hypothèse que toutes les informations objectives alors disponibles et préoccupations subjectives concernant un marché ou un titre sont intégrées dans les cours. L’analyste s’intéresse donc exclusivement au prix en tant que tel, à ce qui le détermine (offre et demande).

Cependant, il nous paraît intéressant de ne pas opposer analyse technique et analyse fondamentale mais de les utiliser en complément l’une de l’autre. L’analyse fondamentale peut en effet permettre de répondre à la question “que faut-il acheter ?” et l’analyse technique de répondre à la question “quand faut-il acheter ?”

Les cours suivent des tendances.

L’histoire ne se répète pas mais à tendance à bégayer. Même si elles ne sont jamais totalement identiques, des figures chartistes type apparaissent de façon récurrente, traduisant une certaine psychologie de marché.

Les graphiques sont auto-exécutoires. Les fluctuations de cours elles-mêmes peuvent inciter les investisseurs à prendre position, et ce phénomène s’amplifie lorsque ces fluctuations sont violentes dans un sens ou dans un autre (bulle ou krach).
Ce constat étant fait, il est souvent reproché à l’analyse technique de provoquer ce qu’elle prétend anticiper. Mais cette critique peut également s’appliquer à l’analyse fondamentale.

Le marché anticipe.