Crise Financière: Est-ce le Moment d’Acheter?

crise financiereLa grande question du moment, pour ceux qui ne sont pas [encore] ruinés et qui ont du cash. Ma réponse est claire et sans appel: NON, ce n’est pas encore le moment d’acheter et de rentrer sur les marchés.

Pour quelles raisons?

En préambule, je rappelle que je ne me place pas dans une optique de trading en intraday ou à court terme. La très grande volatilité actuelle (voir indicateur VIX) offre de belles opportunités d’aller/retour pour les plus téméraires. Mais je ne m’intéresse pas à cette partie. Mon analyse porte sur un investissement à moyen/long terme.

La tentation de se « refaire »…

Je comprends que l’on puisse être « tenté ». « Ça a tellement baissé », « ça ne va pas aller plus bas » etc… Et pourtant, il faut lutter contre cette pulsion. On a déjà eu ce genre de phénomène. Entre 2000 et 2003 notamment. Pour exemple, Alcatel qui cotait EUR 95 au plus haut. Une fois la baisse enclenchée, il y a avait toujours des gros « malins » qui pensaient faire une bonne affaire en achetant à EUR 30 (« ça n’ira pas plus bas »). Puis à EUR 20, puis à EUR 10, EUR 5 etc… 

… Au détriment de toute logique

Je ne comprends pas la logique de ceux qui veulent à tout prix se replacer maintenant en essayant d’anticiper un bottom… Vouloir anticiper un bottom est une grosse erreur. Ce qui est dans un premier temps un coup de dé (« allez je rentre! ») se transforme à coup sûr en « bon, je vais moyenner à la baisse », voire « pas grave, c’est un placement à long terme »… lol.

Identifier un bottom se fait toujours à postériori; jamais avant. Un bottom est toujours re-testé et confirmé. Attendre la confirmation pour se positionner = ne pas confondre vitesse et précipitation. Ensuite, un bottom se fera avec des volumes. Or, pour le moment, les seuls volumes conséquents sont à la baisse.

Ma stratégie est simple… Attendre et accumuler du cash. Cette forte baisse des marchés offrira des opportunités au moins aussi fortes. Mais pour ça il faut savoir être patient, attendre et surtout ne pas utiliser et gaspiller son cash.

Quand? Je ne sais pas, je ne prédis pas l’avenir, je ne suis pas devin, je ne lis pas dans les cartes ni dans le marc de café. Je me contente de suivre la tendance. En cas de retournement, on aura largement le temps de rentrer.

Et seuls ceux qui auront encore du cash pourront bénéficier pleinement d’un retournement. Pas ceux qui auront asséché leur cash en moyennant à la baisse plusieurs mois auparavant et qui se retrouveront avec des prix de revient ridicules.

Il y aura des opportunités. Il faut juste savoir être patient. La pyschologie de l’investisseur est particulièrement importante, surtout en ces temps où les émotions sont exacerbées.

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La Finance Comportementale ou la Psychologie de l’Investisseur

Investir ne relève pas d’une décision purement rationnelle, basée sur la seule analyse des fondamentaux que sont les taux, les bénéfices ou l’évolution du marché. Les analystes sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à admettre l’influence de facteurs irrationnels, comme l’excès de confiance, le mimétisme, les erreurs de perception,  sur la formation des cours de bourse. Autant d’irrationalités qu’étudie la Finance comportementale.

En avril 1997, le Financial Times organisait un concours. Il s’agissait d’un simple jeu de chiffres. Les lecteurs devaient choisir un chiffre compris entre 0 et 100. Le gagnant était celui dont le chiffre se rapprochait le plus d’un chiffre égal à deux tiers de la moyenne des chiffres choisis. Un exemple: supposons que cinq participants choisissent respectivement les chiffres 10, 20, 30, 40 et 50. La moyenne est 30. Deux tiers de 30 égale 20. Le participant qui a choisi le chiffre 20 a donc gagné. Si vous raisonez logiquement, vous partirez du principe que la moyenne de cent chiffres choisis au hasard entre 0 et 100, est 50. Et que deux tiers de 50, c’est 33. Mais est-ce cela que vous allez répondre? Non, parce que vous vous direz que les autres participants auront fait le même calcul, avec le même résultat.

Donc, vous choisirez 22, c.-à-d. deux tiers de 33. Mais les autres feront la même déduction… ce qui nous amène à 15. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous arriviez à 1 comme meilleur choix. Du moins dans l’hypothèse où tout le monde raisonne de la même manière. Ce qui ne semble pas être le cas dans un groupe moyen (même s’il s’agit de lecteurs du Financial Times): le chiffre gagnant s’avéra en effet être le 13!

ERREUR RATIONNELLE. Ce petit jeu illustre assez bien la réalité du marché,estiment les défenseurs de la théorie comportementale. Comme tous les investisseurs n’ont pas la même logique, les cours de bourse sont, en pratique, différents de ceux que produirait, en théorie, un processus décisionnel exact. Que vous soyez investisseur ou analyste, voilà une réalité dont il vaut mieux tenir compte.

Pour lire la suite, télecharger ce document (pdf): La Finance Comportementale

Psychologie de l’Investisseur

Pyschologie de l’Investisseur qui psychote. Un grand classique mais cela fait toujours sourire. Tout le monde y est passé ou presque.

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La Finance Comportementale ou la Psychologie de l’Investisseur

Investir ne relève pas d’une décision purement rationnelle, basée sur la seule analyse des fondamentaux que sont les taux, les bénéfices ou l’évolution du marché. Les analystes sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à admettre l’influence de facteurs irrationnels, comme l’excès de confiance, le mimétisme, les erreurs de perception, sur la formation des cours de bourse. Autant d’irrationalités qu’étudie la Finance comportementale.

En avril 1997, le Financial Times organisait un concours. Il s’agissait d’un simple jeu de chiffres. Les lecteurs devaient choisir un chiffre compris entre 0 et 100. Le gagnant était celui dont le chiffre se rapprochait le plus d’un chiffre égal à deux tiers de la moyenne des chiffres choisis. Un exemple: supposons que cinq participants choisissent respectivement les chiffres 10, 20, 30, 40 et 50. La moyenne est 30. Deux tiers de 30 égale 20. Le participant qui a choisi le chiffre 20 a donc gagné. Si vous raisonez logiquement, vous partirez du principe que la moyenne de cent chiffres choisis au hasard entre 0 et 100, est 50. Et que deux tiers de 50, c’est 33. Mais est-ce cela que vous allez répondre? Non, parce que vous vous direz que les autres participants auront fait le même calcul, avec le même résultat.

Donc, vous choisirez 22, c.-à-d. deux tiers de 33. Mais les autres feront la même déduction… ce qui nous amène à 15. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous arriviez à 1 comme meilleur choix. Du moins dans l’hypothèse où tout le monde raisonne de la même manière. Ce qui ne semble pas être le cas dans un groupe moyen (même s’il s’agit de lecteurs du Financial Times): le chiffre gagnant s’avéra en effet être le 13!

ERREUR RATIONNELLE. Ce petit jeu illustre assez bien la réalité du marché,estiment les défenseurs de la théorie comportementale. Comme tous les investisseurs n’ont pas la même logique, les cours de bourse sont, en pratique, différents de ceux que produirait, en théorie, un processus décisionnel « exact ». Que vous soyez investisseur ou analyste, voilà une réalité dont il vaut mieux tenir compte.